Découvrir le métier d’architecte paysagiste

Sa mission : la conception d’espaces extérieurs

L’architecte paysagiste, aussi appelé concepteur paysagiste, conçoit différents espaces extérieurs. Il peut travailler sur des espaces très divers :

  • les parcs et jardins
  • de nouveaux espaces urbains (quartiers, places, avenues) 
  • les abords des centres commerciaux
  • l’implantation d’une éolienne, le reboisement d’une zone, des terrains pour une collectivité…

Ses prestations s’adressent aussi bien à des particuliers qu’à des collectivités ou des entreprises privées. 

Lorsqu’il travaille en collectivité, il peut être chargé de créer les règles d’aménagement du paysage de l’espace public.

 

Attention : il ne faut pas confondre l’architecte paysage avec le jardinier (qu’on appelle parfois paysagiste par abus de langage) qui effectue l’entretien des espaces verts.

 

Dans le détail, une fois la commande reçue, les missions de l’architecte paysagiste se décomposent en trois étapes : 

  • Diagnostic et étude de faisabilité du projet 

Il relève l’ensemble des paramètres (qui seront les utilisateurs finaux, quel impact sur la population et les aspects sociaux-économiques…) et des contraintes environnementales (relief, sol climat, etc.) à intégrer au projet. 

Ces études se réalisent la plupart du temps au sein de bureaux d’études techniques. 

 

  • Élaboration du projet

L’architecte paysagiste imagine et dessine (croquis, plan métré, esquisses…) le projet d’aménagement de l’espace, en fonction des besoins et contraintes étudiées précédemment.

Il estime le budget nécessaire à sa réalisation.

Il présente le projet au client et le corrige au besoin.

 

  • Organisation et conduite du chantier

Dans cette étape, l’architecte paysagiste soumet les demandes d’autorisations administratives, il émet un appel d’offres et sélectionne les entreprises qui vont effectuer le chantier.

Il se rend de manière régulière sur le chantier et s’appuie sur le conducteur de travaux pour s’assurer de la bonne exécution du travail, dans les temps et délai impartis. 

 

Son salaire : très variable selon l’employeur

Selon la structure qu’il intègre : entreprise paysagiste, cabinet d’architecte, CAUE, ou organisme public, des conventions collectives différentes vont s’appliquer aux salaires. 

Dans les entreprises du paysage, la convention du paysage fixe en 2020 un minimum de 1935 € brut pour un Technicien agent de maîtrise et 2 696 € brut mensuel pour un cadre. 

Cependant toutes les entreprises ne respectent pas la grille de la convention collective, et il certains concepteurs débutent leur carrière avec un salaire plus proche de 1600 € brut.

 

Dans un cabinet d’architecte, la convention collective des architectes s’applique. L’architecte certifié débutera avec un minimum de rémunération compris entre 2 880€ et 3 200€ brut mensuel selon sa région.

Le même salaire sera défini s’il travaille dans un Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), où la convention des conseils d’architecture s’applique. 

 

Dans la fonction publique, tout dépend du poste auquel il est recruté. En tant que technicien il gagnera au minimum 1 600 € brut mensuel. S’il est ingénieur territorial il gagnera un minimum de 1 800 € brut mensuel. Ce salaire en fin de carrière approchera les 4 000 € brut mensuel. 

 

Enfin, en étant indépendant, la rémunération de l’architecte paysagiste dépend du nombre de projets et du prix qu’il facture. Cela peut aussi bien être un Smic, que 5 000 € brut mensuel.

Evolution de carrière : gros projets ou indépendant

Au sein d’une agence, un architecte paysagiste évolue au fil de son expérience vers plus de responsabilités jusqu’à une autonomie totale dans la gestion du projet. 

Il sera également progressivement positionné sur des projets de plus en plus complexes et prestigieux, et pourra finalement prendre la tête du service paysager au sein de l’agence. 

Formation : bac+5 pour être reconnu

Le métier d’architecte concepteur paysagiste est encadré seulement depuis la loi pour la reconquête de la biodiversité de 2016. 

Désormais, il faut être issu d’une formation de grade master et obtenir le diplôme suivant :

Un diplôme d’Etat de paysagiste (DEP) ou un Diplôme de paysagiste diplômé par le gouvernement (DPLG) délivré par : 

    • l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage (ENSAP) à Bordeaux
    • l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage (ENSAP) à Lille
    • l’École Nationale Supérieure du Paysage (ENSP), à Versailles et à Marseille
    • l’École Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage (ENSNP) à Blois, 

Ou 

Un diplôme d’ingénieur spécialisé en paysage délivré par :

    • AgroCampus Ouest à Angers
    • ISA Lille ou Antibes

 

Après l’obtention du diplôme, l’attribution du titre n’est pas automatique. Chaque diplômé doit en faire la demande auprès du Ministère de l’Environnement. Voici la démarche.

 

Néanmoins, la loi précise qu’il reste possible d’effectuer de la conception paysagère de manière libre, et vendre ses compétences même sans le titre.

Besoin d’un coup de pouce pour trouver votre voie parmi les métiers d’architecte ? Nos professeurs sont là pour vous aider !